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Lille : un microscope qui permet de voir plus loin sur la recherche

publié le , mis à jour le

Huit, elles étaient pas moins de huit bonnes fées à se pencher sur son berceau. Le microscope électronique cryo-analytique a eu droit à un lancement digne des plus hautes réalisations technologiques qui montre toute la coopération nécéssaire à son existence. Cet objet de pointe dédié aux sciences du vivant et à la recherche biomédicale a réuni un préfet de région, un président de Conseil régional, un député européen, un président d’université, une déléguée régionale du CNRS, son homologue de l’Inserm et ses deux papas : son constructeur japonais (Jeol) et son créateur de logiciel (Gatan). Il faut dire que les mensurations de l’imposant bébé (2,4 tonnes, 2,8 m de haut et un coût de 1,5 million d’euros) méritent bien ces égards.

Par Thomas Levivier (Croix du Nord)

Ce microscope va permettre, sur des échantillons congelés « d’observer le volume et la signature chimique, c’est à dire les éléments chimiques de ce que l’on voit », explique Frank Lafont, directeur du BioImaging Center de Lille Nord de France qui compte 6 chercheurs et enseignants-chercheurs ainsi que de 15 ingénieurs et techniciens. Un effectif renforcé par 14 CDD financés jusqu’à fin 2014. Concrétement, les scientifiques y observeront des tissus et cellules grossis jusqu’à… 1 million de fois sur des échantillons très petits..
Cet outil dédié à l’imagerie cellulaire et tissulaire remplace un prédécesseur en place depuis 32 ans. Le nouveau microscope électronique en transmission cryo-analytique devient une pièce majeure dans l’Equipex (équipement d’excellence) ImaginEx BioMed réparti sur trois campus : Institut Pasteur de Lille, Lille 1 et Lille 2. « Cet équipement unique vient conforter la dynamique scientifique. Nous sommes devenus un pôle de référence international », se réjouit Philippe Rollet, le président de Lille 1 et de la Communauté d’Universités et d’Etablissements Lille Nord de France. Même enthousiasme chez Samir Ould Ali, délégué régionale de l’Inserm qui estime que cet outil « va permettre d’accroître la visibilité scientifique du campus notamment par le biais des publications à venir »

D’autres bonnes nouvelles

La Région et avec l’Europe (fonds Feder) est un des principaux financeurs de l’équipement à travers le plan cancer. Le microscope devrait d’ailleurs permettre d’étudier le processus de prolifération des cancers.
Autre rayon de soleil annoncé par le préfet Bur, le plus puissant IRM de France déployé par le CNRS sera installé à Lille alors que Lyon ou Grenoble étaient en course. De plus, le CEA (Commissariat à l’énergie atomique) réfléchit à implanter à Lille une plate-forme technologique Mais attention, ici les discussions n’en sont qu’à leurs débuts.
Cette plate-forme est ouverte à tous les dscientifiques avec des prestations tarifées.Parmi les applications de ce microscope, il y a la recherche sur le cancer de la prostate, sur les questions d’allergie, sur le diabète ou encore sur les maladies neuro-dégénératives. Cet outil s’inscrit dans le cadre de l’Équipement d’excellence BioImaging Center qui regroupe l’ensemble de l’imagerie cellulaire et tissulaire de Lille. Nous sommes devenus en trois ans seulement une des plus importantes plates-formes européennes dans le domaine. L’idée est de regarder cellules et tissus sous toutes les couturers. Cet outil nous met au niveau des plus grands instituts français comme Pasteur Paris.