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Méningite : un outil de pointe lillois contribue à une découverte majeure

publié le , mis à jour le

C’est un outil unique au monde. Un outil qui a contribué à une découverte majeure sur le méningocoque, une bactérie responsable de méningites. Cet outil unique d’imagerie, c’est la plateforme d’imagerie cellulaire (BioImaging Center Lille) répartie sur plusieurs sites lillois et dirigée par le Dr Frank Lafont à l’Institut Pasteur de Lille.

Par Cécile Huyghe (Croix du Nord)

Parmi les cinq plateaux de haute technologie, c’est l’utilisation du plateau de l’Institut Pasteur de Lille, qui comprend la microscopie à force atomique, qui a permis de mieux comprendre le fonctionnement du méningocoque. Cette bactérie, présente naturellement dans le nasopharynx des êtres humains est pathogène lorsqu’elle atteint la circulation sanguine et peut être responsable de méningites et de septicémies, dont la forme la plus grave est souvent fatale.
«  Avant, on avait trouvé le récepteur capable d’entraîner une réponse de la cellule, c’est-à-dire, le développement de la maladie, explique le Dr Frank Lafont, directeur de recherche au CNRS. Mais nous ne connaissions pas le facteur d’adhérence de la bactérie aux cellules.  »

Déboucher sur un traitement

La collaboration entre les équipes parisiennes et l’équipe lilloise, associant le CNRS, l’Inserm, l’Université Paris Descartes, l’AP-HP, l’Institut Pasteur de Lille, Lille 1 et Lille 2 a permis de déterminer le mécanisme d’adhérence. Les chercheurs ont identifié deux pilines impliquées chez la bactérie. Il s’agit de sous-unités qui composent les longs appendices filamenteux de la bactérie.
«  La microscopie à force atomique est l’une des plus précises au monde, indique le Dr Frank Lafont. Elle permet de regarder de très près l’échantillon. Celle-ci a permis de tester l’interaction entre les molécules de la bactérie et de la cellule.  »
Les équipes poursuivent leur collaboration afin de développer des outils thérapeutiques. «  Le but est de prévenir l’interaction entre la bactérie et les cellules et/ou de comprendre comment la bactérie peut se détacher du nasopharynx  », précise le directeur scientifique du BioImaging Center Lille.
Ce qui rend l’équipement unique au monde, c’est sa capacité à faire fonctionner toutes les microscopies ensemble. Lancée en 2010, la plateforme d’imagerie cellulaire et tissulaire, un équipement à 21 millions d’euros, comprend la microscopie à force atomique, la microscopie électronique, la microscopie photonique, la microscopie à haut contenu et la cytométrie en flux. Un dernier instrument doit encore être installé sur l’un des plateaux d’ici la fin de l’année.
«  L’objectif de la plateforme est de soutenir les activités de recherche dans tous les domaines de biologie-santé, souligne le Dr Lafont. Cela peut concerner le diabète, la maladie d’Alzheimer, les maladies cardio-vasculaires, etc.  »